Un récent sondage de Mobilitis/Opinionway révèle que si plus des trois quarts des dirigeants d’entreprise (77%) se disent favorables au principe du télétravail, pas même un sur deux (45%) serait prêt à l’accorder à ses salariés. Lumière sur un sondage réalisé début novembre auprès de plus de 300 dirigeants d’entreprise et de 800 salariés et sur des réponses ambiguës du côté des patrons.

D’un côté, dirigeants et salariés semblent s’entendre sur l’importance du télétravail. Les dirigeants d’entreprise sont en effet 39% à penser qu’il serait raisonnable d’autoriser un salarié à travailler à distance de 1 à 2 jours et 38% de 3 à 5 jours. Par ailleurs, seuls 18% n’en accorderaient aucun. Côté salariés, la balance penche également nettement en faveur télétravail puisqu’ils sont 93% à en approuver l’idée.

Pourtant, à la question « Si un salarié de votre entreprise vous demande un télétravail partiel », les dirigeants d’entreprise ne sont plus que 45% à y être « plutôt favorables » contre 48% « plutôt opposés ». Ils sont également plus nombreux à penser que les performances des télétravailleurs auraient tendance à décroître plutôt qu’à augmenter. Ainsi, 20% sont convaincus que le travail à distance aurait pour effet de dégrader le travail des salariés, 62% que celui-ci n’aurait aucun impact sur les performances de ceux-ci et seulement 13% qu’il pourrait l’améliorer. Côté salariés, le résultat est tout autre : 37% pensent que leurs performances seraient accrues contre seulement 11% qui les imaginent décroître.