Face à la paralysie des transports en commun à l’occasion de la grève nationale du 5 décembre, des solutions doivent être proposées par les entreprises afin d’assurer la continuité d’activité pour l’ensemble des collaborateurs impactés. Certains opteront pour le covoiturage, le vélo, la trottinette, le scooter, quand d’autres préféreront tout simplement passer la journée en télétravail.

Rappel des essentiels à connaître avant de choisir cette forme d’organisation du travail pour pallier la grève.

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Quelques réponses aux grandes questions
sur le télétravail occasionnel

1. Qui a la possibilité de télétravailler ?

Tout collaborateur qui en fait la demande, si celle-ci est acceptée par l’employeur. Avant de demander le télétravail, le collaborateur devra cependant s’interroger sur la faisabilité de son activité à distance : le télétravail est-il vraiment une solution ? Les tâches et le domicile s’y prêtent-ils ? Un équipement particulier est-il nécessaire ? Comment envisager l’activité si la grève nationale dure plus d’une journée ?

En effet, même dans ces circonstances exceptionnelles, il n’y a pas de droit au télétravail, mais simplement un droit à la demande. L’employeur peut refuser d’accorder un jour de télétravail, mais il devra alors justifier son refus par des raisons objectives : présence physique requise sur le lieu de travail, niveau de confidentialité de l’information, etc.

2. Comment en faire la demande ?

En l’absence d’accord ou de charte définissant les conditions du télétravail occasionnel, le télétravail peut être formalisé par tout moyen. Un échange d’e-mail entre un collaborateur et son employeur peut être suffisant. Cependant, si l’activité est régulièrement exercée en télétravail, les conditions définies par la charte ou l’accord d’entreprise s’appliquent.

3. Un employeur peut-il imposer le télétravail ?

Dans le cas de la grève du 5 décembre, un employeur ne peut pas imposer de télétravailler en raison de « circonstances exceptionnelles », celle-ci étant prévue de longue date.

Par ailleurs, rappelons que le télétravail n’est pas un remède miracle en cas de grève. Certains collaborateurs n’y seront pas éligibles, du fait de la nature de leur activité ou de leur équipement. Dans ces cas précis, il faudra recourir à d’autres solutions.

Quelques conseils pour bien préparer
une journée de télétravail

Pour préparer vos collaborateurs à une journée de télétravail occasionnel ou si vous êtes vous-même télétravailleur pour la première fois à l’occasion de la grève nationale du 5 décembre, voici quelques conseils pour bien préparer la journée :

  • Testez en amont l’accessibilité des outils de travail à distance, et vérifiez les règles de votre entreprise en matière de confidentialité des données
  • Formalisez les conditions de télétravail (modalités, durée, etc.) au sein d’un e-mail
  • Prévoyez une liste de tâches propices au télétravail : les tâches de fond, nécessitant une grande concentration sont très pertinentes pour cette forme d’organisation du travail
  • Soyez vigilants à la porosité spatiale, temporelle et psychologique : nous vous conseillons de télétravailler dans un espace dédié, de faire des pauses, de respecter vos horaires habituels de travail, et de vous déconnecter à la fin de la journée.

Pour creuser le sujet, regardez l’interview de notre directeur associé Clément Roucher sur France 3 :

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Comment mettre en place le télétravail
dans votre entreprise ?

Face aux mutations socio-économiques actuelles, le télétravail est une facilité organisationnelle qui permet d’améliorer la qualité de vie des salariés et d’accroître la performance individuelle. Sa mise en place engage tous les acteurs de l’entreprise et implique de nombreuses transformations culturelles. Pour faire du télétravail une réussite, nous vous accompagnons dans tous les aspects de sa mise en place : juridique, technique, social, organisationnel et humain. 

Découvrir plus en détails l’expertise sur le télétravail

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