Dans l’optique du rendez-vous électoral de 2012, l’UMP a récemment rendu publiques 45 propositions relativement précises sur la politique numérique qu’elle entend promouvoir (pour ceux qui désirent consulter le document in extenso, c’est ici). Parmi elles, certaines ont trait, de près ou de loin, au développement du télétravail. Petit coup de projecteur.

Le parti dirigé par Jean-François Copé aborde d’abord le sujet des infrastructures physiques nécessaires à l’essor du travail à distance, avec un double objectif concret : 50% du territoire couvert d’ici 2017 et 100% d’ici 2025. Rappelons néanmoins que la DATAR (délégation à l’attractivité régionale et à l’aménagement du territoire) chiffrait en 2010 le coût d’une telle démarche pour l’état à un montant compris entre 8 et 15 milliards. Il n’en reste pas moins que la généralisation du très haut débit serait très bénéfique, pour le développement du télétravail.

S’ensuit une série de considérations sur les personnes censées utiliser ces infrastructures. Il s’agit ici de familiariser les jeunes, et dans une moindre mesure les moins jeunes, aux subtilités de l’utilisation des nouvelles technologies, et ce, notamment, en faisant en sorte que tous les lycées disposent du matériel pédagogique numérique adapté. Si elles venaient à être traduites en actes, gageons cependant que l’apport majeur de ces propositions, au-delà des compétences techniques nouvellement acquises, serait un changement profond des mentalités qui conduirait à une démystification du télétravail et, partant, à son décollage.

L’UMP consacre ensuite une série de propositions se rapportant spécifiquement au télétravail. Se fondant sur le constat maintes fois effectué par Greenworking que les modes de travail classiques, et leurs traductions concrètes sous forme du célèbre « métro, boulot, dodo » sont générateurs de stress (1h30 de temps de transport quotidien en moyenne pour un francilien), de pollution et sont autant d’obstacles pour les personnes à mobilité réduite souhaitant intégrer le marché du travail, le parti présidentiel a mis plusieurs idées en avant. Parmi celles-ci : la redéfinition du cadre juridique du télétravail, de manière à le rendre plus précis, la mise en place d’un plan national de développement des télécentres, la mise en place d’actions de sensibilisations au télétravail dans les PME, et le renforcement du télétravail dans la fonction publique en y important le statut du télétravail dans le privé.

Greenworking se félicite de ces déclarations d’intention qui vont dans le bon sens. Il convient de rappeler que la mise en place du télétravail au sein d’une organisation nécessite une réflexion préalable et un accompagnement par des professionnels avertis, ce que l’UMP n’a pas manqué de reconnaître en invitant Greenworking à s’exprimer lors de la Convention Nationale du Numérique, le 28 juin dernier.