L’hyper-distractibilité, mal du XXIème siècle

Aujourd’hui plus que jamais la fragmentation du travail touche de plus en plus de salariés, impactant la concentration, le bien-être et la performance. Devoir gérer à la fois les tâches prioritaires tout en répondant aux nombreux e-mails, appels téléphoniques et autres interactions avec ses collègues fait partie du quotidien des salariés. Ces changements dans l’organisation du travail et l’utilisation de plus en plus fréquente des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans notre quotidien participent à la mutation du travail, de moins en moins adapté au fonctionnement intellectuel normal. De ce fait, la ressource la plus importante du 21ème siècle pour le travail sera sans aucun doute la concentration, essentielle à tout travail intellectuel ou manuel, mais qui reste par nature à la fois limitée et très fragile face aux interruptions.

Gloria Mark, chercheur à l’université de Californie, rapporte qu’en moyenne les salariés sont interrompus en cours de tâche dans presque 60% des cas. Au total, c’est jusqu’à une heure de travail par jour qui serait ainsi perdue à cause des interruptions ! Certaines organisations du travail, comme les installations en open-space et l’utilisation intensive TIC semblent impacter particulièrement notre concentration. Selon Hallowell, psychiatre américain spécialiste des questions d’attention au travail, environ 35% des salariés souffriraient de troubles de la concentration, managers et collaborateurs confondus. Ce chiffre pourrait être encore plus important dans le cas d’organisations particulièrement coûteuses en attention, notamment dans le cadre de salariés installés en open-space. Pourtant, même si les retombées d’une recherche sur l’optimisation des conditions de travail sont concrètes, peu de chercheurs travaillent actuellement sur le sujet en France.

La solution apportée par l’entreprise

Dans ce contexte de désert scientifique autour d’un des déterminants majeurs de la productivité et des conditions de travail, nous nous sommes lancés chez Greenworking deux objectifs majeurs, (i) l’identification des facteurs de risques pour la concentration, à la fois dans le type d’installation des postes de travail, ainsi que les modes d’utilisations des TIC et (ii) la réalisation d’études quantitatives afin de chiffrer de façon précise la portion de salariés impactés et proposer des solutions adaptées et réalistes. Nous avons mis en place un partenariat avec le laboratoire d’Etude des Mécanismes Cognitifs, laboratoire lyonnais de référence pourvu des meilleures notations par les agences d’évaluation de la recherche. Cet échange de compétences permettra de faire coïncider les dernières avancées sur le fonctionnement cognitif et l’expertise dans l’accompagnement des entreprises vers de nouveaux modes de travail, réunies chez un consultant-doctorant. Les entreprises-partenaires associées à la recherche pourront ainsi bénéficier à la fois d’un rapport d’audit des risques liés à la perte de concentration chez leurs employés mais bénéficieront également de nouveaux outils de travail adaptés à cette problématique (formations, recommandations sur les espaces de travail).

Si vous êtes intéressé par cette thématique et souhaitez être associé à notre projet de recherche, n’hésitez pas à nous contacter à contact@greenworking.fr.