La société aspire à mieux

Les pays occidentaux et dans une moindre mesure les pays émergents vivent actuellement une (r)évolution sans doute plus marquante que l’avènement des technologies de l’information il y a 25 ans. Il s’agit d’un ensemble de changements, parfois insignifiants mais qui touchent tous les domaines et qui révèlent, si on les regarde dans leur ensemble, une transition philosophique plus générale. Après une longue marche quantitative, notre société se prépare à un saut qualitatif. Après des siècles de progrès consacrés à la quantité, à produire plus, il est désormais question de qualité, qualité de vie essentiellement.

La démarche quantitative a eu tout son sens pendant des siècles : avoir toujours plus, de nourriture, de biens, de terres était logique dans un monde de rareté. Aujourd’hui, si l’on omet une répartition des richesses toujours controversée, le défi de la quantité a été remporté par les pays occidentaux. Le progrès quantitatif s’étant souvent fait au détriment de la qualité de notre alimentation, de nos conditions de travail, de notre équilibre émotionnel, de notre vie au sens large, le défi de la qualité apparaît aujourd’hui comme une aspiration profonde qui sourd dans toutes les strates de notre société.

Ces changements, nous les vivons tous au quotidien : le web devient 2.0 et prospère sur les contributions de tous, le business est prometteur s’il est green, la consommation doit être responsable, la démocratie est appelée à devenir participative, les logiciels sont libres, les produits chimiques et les voitures sont désormais écologiques, l’alimentation est biologique, l’énergie dans le vent est renouvelable, les nouveaux révolutionnaires sont dits altermondialistes, le commerce est équitable, etc. Personne ne peut ignorer dans son expérience du quotidien que la tendance n’est plus au « plus » mais au « mieux ».

Et le monde des affaires ?

Qu’en est-il du monde des affaires ? Bien sûr nous l’avons dit, le label « green » suffit aujourd’hui à garantir des croissances et des rentabilités à deux chiffres. Et cela s’arrête là ? L’économie, pourtant au cœur du monde moderne, ne serait donc pas touchée par cette révolution ? C’est un fait, le monde économique est à la traîne des évolutions sociales, et tous les changements que nous évoquions sont le fruit d’une évolution de la demande et non de l’offre, l’alimentation biologique en est un exemple probant. S’agissant de l’économie, deux changements majeurs peuvent et doivent nous faire basculer dans l’ère du qualitatif :

  • comme le monde économique est accro au quantitatif, aux chiffres, au caractère computable de la valeur, changer ce qu’on mesure et comment on le mesure apparaît nécessaire. A l’instar de ce que propose Stiglitz à l’échelle des états en matière de mesure de PIB, il faut réformer profondément la mesure de la valeur, encore trop imprégnée par l’ère du tangible et notamment mieux appréhender sa composante immatérielle. Pour identifier et piloter son capital immatériel, Akoya Consulting, un jeune cabinet dynamique composé de trois ingénieurs experts en immatériel, peut accompagner les entreprises dans cette révolution (www.akoyaconsulting.fr) ;
  • il faut également changer la façon dont se produit la valeur, c’est-à-dire « changer le travail ». Il n’est plus question de savoir s’il faut travailler plus ou travailler moins, mais il faut travailler mieux. A cet égard, le télétravail sera l’une des clés de voûte du changement. Le télétravail est en effet l’opportunité d’un nouveau contrat social dans lequel l’autonomie succède à la subordination, la créativité à l’obéissance, la responsabilité à la pression du contrôle hiérarchique. Le télétravail doit ainsi permettre de remplacer la contrainte de la chaîne par la libre coopération au sein de groupes de travail “virtuels”, auto-organisés et responsables de leur production. Mais la mise en place du télétravail nécessite une vraie expertise tant d’un point de vue humain, organisationnel que technique. Greenworking (www.greenworking.fr) peut accompagner les entreprises dans ce changement.